Pendant des années, je me suis répété une phrase que beaucoup de cavalières professionnelles connaissent bien : « Il ne faut pas s’attacher. » Pour donner l’impression d’être capable de maintenir cette distance émotionnelle nécessaire. Pour faire semblant. Mais voilà : je n’y suis jamais parvenue. Malgré mes efforts répétés.
Être cavalière professionnelle : une dualité émotionnelle
En tant que professionnelle, on me confie des chevaux qui ne m’appartiennent pas. Je les dresse, je les travaille, puis je les rends. Ce cycle répétitif d’attachement et de séparation semblait brutal, presque insoutenable.
Et pourtant, j’ai choisi de m’attacher. Et vous savez quoi ? C’était le meilleur choix que j’aie pu faire.
Le « risque » d’une implication émotionnelle
En créant une connexion émotionnelle, j’ai écouté véritablement chaque cheval et leur ai offert mon authenticité. J’ai préféré créer un partenariat plutôt que d’être une simple pilote. Chaque cheval m’a apporté quelque chose d’unique.
À chaque séparation, les larmes étaient présentes. Mais elles prouvaient l’intensité de la connexion créée. Et c’est précisément cette intensité qui rendait chaque relation si précieuse, si vivante.
Ce que m’a apporté cette connexion émotionnelle
Ces attachements ont permis à chaque relation de fleurir. Les séparations, bien que douloureuses, ont été compensées par ce que ces chevaux m’ont donné. Je ne serais pas la cavalière que je suis aujourd’hui sans ces expériences.
Un message pour vous : prenez le risque
Je vous invite à vous attacher. À prendre le risque d’ouvrir votre cœur. Parce que c’est là, dans cette vulnérabilité assumée, que naissent les plus belles relations avec nos chevaux.
Une relation authentique, c’est toujours un risque. Et c’est toujours ce qui compte le plus.
Je vis cette connexion aussi avec les cavalières que j’accompagne, en investissant émotionnellement dans leur parcours. Parce qu’une relation authentique, c’est toujours un risque. Et c’est toujours ce qui compte le plus.



