Faire progresser par le positif, sans cris ni jugement

Il arrive parfois d’entendre certaines cavalières dire : « Moi, j’ai besoin qu’on me crie dessus pour progresser... » C’est exactement ce que m’a dit une ancienne élève.

Beaucoup de cavalières ont l’impression que souffrir, physiquement ou psychologiquement, est la seule voie pour progresser et avoir le sentiment d’en avoir pour leur argent. Ces cavalières se sentent souvent dévalorisées pendant la séance, en pleurs, pour finir par descendre de cheval avec cette pensée : « Je ne suis qu’une m****. » Et elles trouvent cette douleur, cette frustration, satisfaisante.

Eh bien, comment dire ? Je ne sais pas faire ça. Créer de la douleur et du découragement n’a jamais fait partie de mon approche.

Mon approche : enseigner avec bienveillance et exigence

Mon travail consiste à transmettre, accompagner, encourager, féliciter, et valoriser. Cela ne signifie en aucun cas que je manque d’exigence. Mes élèves travaillent et progressent dans un cadre où le respect et la bienveillance priment sur l’agression ou la dévalorisation.

Je crois profondément au pouvoir du renforcement positif. Le rire, les encouragements et les petites victoires sont tout aussi, sinon plus, puissants pour générer des résultats durables et sains, tant pour la cavalière que pour le cheval.

L’importance de partager les mêmes valeurs

Nous ne sommes pas toutes faites pour plaire à tout le monde, et c’est très bien comme ça.

Après cette discussion avec mon élève, je l’ai encouragée à trouver un enseignant qui correspondait mieux à ses attentes. Chacune doit suivre un chemin qui lui correspond, et je suis convaincue qu’il existe des méthodes pour tout le monde.

Par chance, nous attirons naturellement les personnes qui partagent nos valeurs, et cela crée une belle synergie entre enseignant et élève.

Si vous êtes encore ici à lire ces lignes, c’est probablement parce que mes valeurs résonnent en vous.

Merci d’être là.